Au commencement était la cible
A la création d’Implcit, on ne parlait que de cibles média. Notre positionnement se fondait sur notre capacité unique à créer des cibles les plus précises. A partir des milliards de données du panel Internet de Médiamétrie, on créait des cibles sur des comportements digitaux, des centres d’intérêts, des intentions d’achats, etc.
Au cours des dernières années, Implcit a remonté la chaîne de valeur de la publicité digitale. On s’est rapproché de la source, l’annonceur. C’est lui qui injecte les fonds, mais c’est aussi lui qui maîtrise la stratégie marketing.
Notre slogan « Réconcilier Stratégie Marketing et Activation Média » reflète cette évolution.
Puis le persona fut
Le terme « persona » a alors pointé son nez. Le persona est en effet l’incarnation d’une stratégie marketing. Avec lui, on cherche à refléter au mieux la complexité du positionnement d’une marque. Il représente la population qu’on estime la plus sensible au message que la marque veut faire passer. Il a même parfois un prénom !
C’est pourquoi le persona peut être abstrait, attitudinal. « J’ai confiance en l’avenir », « j’aime me distinguer »… Il peut aussi être plus concret : « j’ai mon permis depuis moins de deux ans », « j’achète des yaourts Yoplait »…
Dans tous les cas, il fait l’objet d’analyses longues, complètes. Il est validé, testé, remis en question, modifié, revalidé… Le persona est précieux.
La cible media, elle, n’a qu’une utilité :
Être ciblée sur des média (j’enfonce une porte ouverte là…).
Elle dépend du média, de ses capacités de ciblage. Elle est donc par essence limitée.
Soit le média connaît ses visiteurs ou ses utilisateurs. Dans ce cas, la cible sera définie sur des critères socio-démographiques. Ceux-ci seront souvent peu nombreux, car le socio-démo est souvent déclaratif. Et il est dur d’obtenir beaucoup d’informations de ses utilisateurs.
Soit le média analyse le comportement de ses utilisateurs. Il peut en déduire des centres d’intérêts, mais dans certains cas (en vidéo notamment) le comportement (documentaires, films, romance…) ne dit pas grand chose sur la personne.
Une cible n’est pas la demande d’une marque, mais la réponse préformatée d’un média
Le travail de traduction d’un persona en cible média est difficile. Il consiste souvent (mais pas chez Implcit) à partir de quelques traits saillants du persona, et à trouver les critères de ciblage qui correspondent le mieux.
Un trait saillant peut être un critère socio-démographique (une personne plutôt jeune). Mais très souvent, on ne va disposer que d’un indice d’affinité. Par exemple, une affinité 130 sur la tranche 18-30 ans, ça peut sembler important : il y a 1,3 fois plus de 18-30 dans le persona que dans la population générale. Mais se limiter à la tranche 18-30 revient à exclure toutes les autres.
Le constat est le même pour les critères comportementaux ou de centres d’intérêts. Sauf dans les cas où le persona doit absolument avoir un comportement donné (avoir visité tel site par exemple, mais alors on parle de retargeting), on ne dispose souvent que d’affinités également. Intéressé par les voyages, affinité 150, pas intéressé par la politique, affinité 80…
Mais cela signifie aussi que dans le persona, certains sont quand même intéressés par la politique (sinon l’affinité serait de 0), et que tous ne sont pas intéressés par le voyage (sinon l’affinité serait peut-être de 300).
Toute traduction d’un persona en cible revient à simplifier, à caricaturer, voire à dévoyer et à trahir le persona.

Le persona demandé par l’annonceur

La cible proposée par le média
Ne me parlez plus de cible média !
C’est pour cela que chez Implcit, lorsqu’on parle à un annonceur, on n’utilise plus le mot » cible ». Notre promesse est d’apporter le persona jusque dans le média. A aucun moment du processus on ne va simplifier le persona pour créer une cible média. On va utiliser tous les critères pertinents du media pour cibler le persona.
Si le média dispose de critères fondés sur les centres d’intérêts, on va calculer l’affinité de chaque centre d’intérêt. Et des affinités faibles (< 100) sont parfois aussi discriminantes que des affinités élevées.
Ne plus du tout parler de cible va prendre du temps.
Le marché a trop l’habitude de ce concept, et manipule même des indicateurs de performance dédiés. Par exemple, le taux d’impressions sur cible.
Chez Implcit, on va pousser une nouvelle série d’indicateurs : taux d’impressions sur persona, couverture sur persona, nombre d’individus du persona qui ont mémorisé le message, etc.
Mais cela fera l’objet de prochains articles !






















