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  • Implcit dévoile son nouveau positionnement pour réconcilier stratégie marketing et activation publicitaire

    Implcit dévoile son nouveau positionnement pour réconcilier stratégie marketing et activation publicitaire

    Paris, le 24 mars 2026 – Dans un paysage publicitaire toujours plus fragmenté, Implcit annonce aujourd’hui l’évolution de son positionnement. La startup entend désormais s’imposer comme l’acteur qui réconcilie la stratégie marketing des marques avec la réalité de leurs activations publicitaires digitales, en permettant enfin de relier stratégie, ciblage, exposition média et performance. 

    Les stratégies marketing pâtissent de la fragmentation des activations média digitales Au cours des dernières années, les outils d’activation média se sont multipliés. Programmatique, social media, vidéo, CTV, retail media : les dispositifs se diversifient et les indicateurs se multiplient. Mais cette sophistication s’accompagne d’un paradoxe. 

    Alors que les directions marketing définissent des stratégies marketing de plus en plus fines (personas, attitudes, intentions, moments de vie…) les activations publicitaires digitales s’opèrent souvent dans des environnements technologiques qui parlent une langue différente. Les études statistiques des marques sont rarement compatibles avec les data propriétaires des plateformes publicitaires. 

    Résultat : les marques disposent de nombreuses capacités de ciblage, mais peinent à répondre à une question pourtant essentielle : comment leurs activations média peuvent-elles toucher réellement les individus qu’elles ont choisi de cibler ? 

    C’est pour répondre à ce défi qu’Implcit s’impose comme le lien entre la stratégie marketing et l’activation digitale. 

    Réconcilier stratégie marketing et activation publicitaire” 

    Implcit ambitionne de devenir le chaînon manquant entre la réflexion stratégique des marques et la réalité de leurs activations digitales : l’adtech connecte les données de stratégie marketing (profils, intentions, attitudes, comportements online et offline) avec les différentes plateformes publicitaires. 

    Cette approche permet aux équipes marketing et média de répondre à plusieurs questions clés : Quels sont les supports publicitaires les mieux adaptés à la stratégie des marques ? Comment garantir que les publicités sont bien diffusées sur les personas marketing ? Comment apporter une cohérence entre les différents supports publicitaires sélectionnés ? Quels enseignements peuvent servir à mesurer la pertinence d’une stratégie média ? 

    Une technologie conçue pour reconnecter les décisions 

    Concrètement, Implcit crée les personas des marques, selon les critères exacts qui leurs sont propres. Ceci est rendu possible par l’intégration des données d’études de référence (TGI de Kantar Média, et le panel Internet de Médiamétrie). 

    A l’autre bout de la chaîne, Implcit a créé des connexions avec la plupart des plateformes publicitaires digitales (social, CTV, video, web…). Ainsi, chaque activation publicitaire est réalisée sur-mesure pour chaque persona et chaque plateforme. La traduction des personas en critères de ciblages est réalisée grâce à un savant équilibre d’Intelligence Artificielle pour la puissance et de statistiques pour la fiabilité. 

    En reconnectant ces deux univers, Implcit entend redonner aux directions marketing et média une vision claire et opérationnelle de leurs activations, afin de piloter les campagnes à partir de la stratégie, et non l’inverse.

    « Depuis plusieurs années, les marques ont énormément investi dans les outils d’activation et de mesure. Mais ces outils restent souvent cloisonnés et éloignés de la stratégie marketing définie en amont.
    Notre conviction est simple : une stratégie marketing ne vaut que si elle peut réellement être exécutée. Implcit permet précisément de vérifier cet alignement, en reliant les cibles
    stratégiques des marques aux individus réellement exposés aux campagnes digitales. Notre ambition est de redonner de la cohérence et de la lisibilité aux décisions média stratégiques. »

    Laurent Nicolas,
    Co-fondateur et CEO

  • Une alternative à Facebook Ads ?

    Une alternative à Facebook Ads ?

    Pourquoi Meta (et Google) pèsent aussi lourd dans le marché publicitaire ?

    C’est une question que je me pose depuis des années. Non pas en tant qu’utilisateur de Facebook (et encore, ça pourrait faire l’objet d’un autre article), mais en tant que professionnel de la publicité.

    Meta est gros : mon estimation personnelle, fondée sur les données de Médiamétrie, c’est que Meta (principalement Facebook, Instagram et WhatsApp) représente environ 15% du temps passé par les internautes. Je prends ici en compte les domaines et les applications.

    Selon la loi de Le Lay du temps de cerveau disponible, 😉 Meta devrait prendre un pourcentage du marché de cet ordre de grandeur.

    Or, à en juger par différentes études (voir Bump notamment), Meta parvient à capter autour de 25% du marché publicitaire digital en France. 

    Comment l’expliquer ?

    La couverture.

    On est quand même sur une couverture de l’ordre de 89% (tous domaines et applications appartenant à Meta confondus).

    C’est énorme.
    Mais n’oubliez pas que le reste de l’internet, c’est 99,9% de couverture ! Autrement dit seuls 0,1% des internautes ne peuvent pas être touchés ailleurs que sur Facebook.

    Mais surtout, ne faisons pas l’erreur de comparer la couverture à la part de marché.

    Ce qu’il faut regarder, c’est plutôt le temps passé sur ces environnements. 

    Le temps.

    15% du temps pour 25% du marché publicitaire, on commence à se dire qu’il y a peut-être un petit problème.
    Pire, si on se souvient qu’il n’y a pas de publicité sur WhatsApp, qui représente environ 4% du temps passé, on arrive à une part de temps plutôt de l’ordre de 11%.

    Donc la part de marché publicitaire est plus de deux fois plus grande que la part du temps passé.

    Le ciblage.

    C’est vrai 100% de l’inventaire publicitaire de Méta est logué.

    Et c’est vrai, on a moins tendance à mentir sur son sexe et son âge dans un réseau social qu’auprès d’un fournisseur de data ou sur un site lambda. Lorsque vos amis peuvent voir ce que vous déclarez, le mensonge est plus difficile.

    Mais c’est oublier une tendance lourde des jeunes générations (je parle des plus jeunes que moi, mais qui vont encore sur Facebook). La dissimulation est devenue la norme. On ne donne plus son vrai nom, on donne des informations de sexe et d’âge floues, ou erronées. Pourquoi ? Parce que la protection de la vie privée est entrée dans les mœurs. 

    Les photos de beuverie trouvées par un recruteur, c’est fini. Les dragueurs lourds, on cherche à les éviter.

    Bref, la qualité des données n’est plus ce qu’elle était, ma bonne dame !

    Par ailleurs, Meta collecte des données d’usages. Pour passer beaucoup de temps sur Facebook, j’ai l’impression d’assister à un effet d’emballement.

    Facebook n’est pas seulement un mesureur d’activité. Il propose des sujets ET mesure leur réponse. On n’est pas dans la situation du panel de Médiamétrie qui cherche à ne surtout pas influencer les panélistes pour garantir une mesure neutre.

    Avec Facebook, ce que j’appelle effet d’emballement se traduit de la façon suivante :

    • Facebook suppose que j’ai un intérêt sur un sujet A
    • Facebook me propose un contenu qui traite de A et B
    • Facebook en déduit que B m’intéresse aussi
    • Facebook me propose donc des contenus qui traitent de B et C, et D, et E

    C’est comme ça que je me retrouve avec des contenus de moins en moins pertinents.

    Je suis sûr que le MMA fait partie de mes centres d’intérêts selon Facebook. Mais pourquoi ? Peut-être parce que j’ai vu un combat avec un athlète de Crossfit un jour ?

    Bref, je crains que le ciblage par centres d’intérêts ne soit pas de super bonne qualité.

    Et je ne vous parle même pas de mon « amie » Facebook ardente complotiste dont je lis certaines publications avec un regard de sociologue. Et qui conduit Facebook à me proposer des contenus de naturopathes, des explications farfelues sur la construction des pyramides égyptiennes, etc. 

    Le caractère social du réseau.

    J’ai déjà écrit un article dessus. Méta a maintenant plus la structure d’un média que d’un réseau social. 

    Il n’y a presque plus de « earned » média chez Meta (l’audience que la viralité apportait à un contenu) seulement du « paid média » (il faut payer pour que son contenu soit visible, comme la publicité sur n’importe quel site). 

    L’offre publicitaire.

    Il faut se rendre à l’évidence, le ratio publicité / contenus est très élevé. Dans mon cas, on est de l’ordre de 1/3 à 1/2. 

    On est loin d’un ratio de 12 minutes par heure (1/5) fixé par la télévision. 

    A l’heure où tout le monde parle d’attention, où l’encombrement publicitaire est scruté, Facebook fait au moins l’effort de ne pas montrer deux contenus publicitaires différents en même temps. Mais c’est le seul effort notable.

    Sinon, les publicités dans les vidéos sont surtout des midrolls et des postrolls. 
    Les premiers viennent comme des cheveux sur la soupe. Comment une boite qui investit autant en Intelligence Artificielle peut-elle couper des vidéos au milieu d’une phrase ou d’une action ? D’ailleurs, vous avez remarqué que les vidéos reprennent quelques secondes en arrière (sinon on aurait perdu le fil) ?

    Bref, rien de génial côté offre.

    La brand safety

    Pour avoir bossé dans le domaine de l’adverification, je sais d’expérience que les seuls GAFA ont réussi à interdire la mesure directe de leurs inventaires.

    Ce sont eux-mêmes qui fournissent les mesures de visibilité (voir mon article sur le énième scandale de « bug » de mesure de Facebook). 

    Et comment définir la brand safety sur un flux de news ? Absolument personne ne peut aller voir mon flux.
    Tous les utilisateurs de Facebook qui me lisent peuvent en faire l’expérience. 

    Imaginez-vous annonceur et regardez les contenus avant oui après votre pub. Qu’en penseriez-vous ?

    Une vidéo de chat qui se casse la gueule, pourquoi pas. Mais comme j’adore le ski, j’ai aussi des compilations de skieurs qui se cassent la gueule aussi (que je dénonce car je déteste voir des gens se blesser). Et comme Facebook cherche toujours à attirer avec du sensationnel, j’ai aussi des accidents de voiture (que je dénonce aussi pour la même raison). 

    Bref, la qualité de l’environnement publicitaire n’est pas ce qu’un annonceur attend.

    Et il ne peut rien vérifier.

    En conclusion.

    Je ne suis pas utilisateur professionnel de Meta. Il y a certainement des fonctionnalités utiles, une facilité d’utilisation que je ne maîtrise pas.

    Je pose donc juste la question : à part une fascination malsaine pour ce qui est gros, à part le poids de l’habitude, à part des pratiques commerciales limites (y a-t-il des marges arrières ?), qu’est-ce qui justifie vraiment, objectivement, rationnellement, que la part de marché de Méta soit le double de ce qu’elle devrait ?

    Un Implcit ne devrait-il pas récupérer une part de ces investissements ? On a les mêmes critères de ciblage, une couverture encore plus large, un temps passé bien supérieur (plus de 50%), une transparence totale sur les contenus, leur visibilité, leur performance.

    Facebook AdsImplcit
    Couverture90%100%
    Temps passé15% du totalPlus de 50% du total hors GAFA
    FormatsLimitésTous les formats
    Qualité (brand safety, visibilité)InvérifiableTransparence
    ContenusUGC, pas de médiaTous, dont les medias
    PerformanceDéclarativeMesurée
    Cibles socio-démoOui (mais déclaratif)Oui (qualité Médiamétrie)
    Cibles par centres d’intérêtsOui (limités à Facebook)Oui (tous)
    Cibles comportementalesLimité (pixels)Oui (sans pixels)
    Vie privéeIdentifiants, consentementRespect absolu de la vie privée

    Et si on s’attaquait à Meta ?

    David contre Goliath
  • Qu’est-ce que l’innovation ?

    Qu’est-ce que l’innovation ?

    Je suis en lice pour les Ratecard Stars, catégorie « innovation tech ». J’en profite pour vous inviter à voter ici, mais ce n’est pas le sujet de cet article.

    « Innovation tech », c’est certainement la catégorie qui me fait le plus plaisir.

    Innover est le fil directeur de toute ma carrière professionnelle.
    Et ça a même commencé avant, en 1993, avec cet essai de littérature, L’Infini chez Borges (publié ici), où j’apporte une vision mathématique à une étude littéraire.

    Dès mon premier boulot, j’ai eu la chance de tomber sur un manager (merci Hervé) qui m’a laissé innover. Lorsqu’un client (j’étais dans une SSI) vous demande de paramétrer des dizaines de rapports, vous vous préparez à des jours de travail laborieux. Ou alors, vous lui proposez une interface où il pourra lui-même créer une infinité de rapports ! Et il accepte !

    Ne pas répondre aux questions posées, mais répondre au besoin caché derrière les questions, c’est une première façon d’innover.

    Chez Alenty, avec Nico, on s’est donné un an de pure R&D. On voulait explorer les nouvelles capacités de l’ajax alors balbutiant (on était en 2006).
    On avait un objectif, mais il n’avait pas grand chose à voir avec ce qui en est finalement sorti.
    La première idée consistait à faire des prédictions en combinant les avis d’une communauté (pour prédire le cours d’une action par exemple), selon les principes de la sagesse des foules. Pour estimer la valeur d’une prédiction, on a déposé un brevet sur une mesure de l’expertise d’un contributeur. Et pour apporter à cette mesure des données à analyser, on a développé une méthode de mesure de la lecture des articles et de leurs commentaires (les gens lisent-ils un article jusqu’au bout, lisent-ils tel ou tel commentaire ?). Et un jour, on s’est rendus compte que la technologie de mesure de la lecture des commentaires pouvait s’appliquer à la mesure de la visibilité de la publicité.

    Innover, c’est trouver ce qu’on n’a pas cherché, et sauter sur l’occasion.

    A ce sujet, regardez cette video de Philippe Gabillet, mon prof en MBA : la chance, ça se travaille !

    Avant de partir voyager en famille pendant un an, j’ai eu envie de monter un projet autour de l’art digital. J’avais vu plein d’expositions d’art contemporain, j’avais acheté des œuvres originales, mais pas d’art numérique. D’une part je n’avais plus beaucoup de place sur les rares murs que je n’avais pas fait abattre, et d’autre part, il fallait à l’époque (2016) acheter un écran (très moche) pour acheter une œuvre digitale ! J’ai donc analysé les smart contracts d’Etherium, regardé la doc des télévisions Samsung pour développer une application. L’idée était de proposer la vente d’œuvres d’art numériques et de pouvoir les regarder ou les exposer sur un seul écran de télé.
    De retour de mon tour du monde en 2018, je vois que le terme NFT a été inventé, et que quelques boites se sont montées. J’avoue que je n’aurais jamais pensé à vendre des cartes de joueurs de foot ou des singes uniques, donc je n’aurais jamais fait Sorare.
    Mais dès que j’ai vu que d’autres ont eu la même idée que moi, elle a cessé de m’intéresser.

    Innover, c’est ne pas faire comme les autres.

    A ce sujet, je me dois de tempérer un peu mon propos. Plein de gens innovent en copiant et en améliorant. C’est d’ailleurs une méthode bien plus efficace, car on n’a pas à se taper l’éducation du marché.
    C’est juste que c’est une méthode dont je suis incapable.

    Et cette fois, Implcit, l’histoire est différente. Ayant une expérience de l’ancien monde (les panels de NetValue entre 1998 et 2006), et d’un nouveau monde (le programmatique chez Alenty et AppNexus), j’ai pu regarder l’évolution de la publicité digitale avec un regard différent.
    J’ai alors pensé que, face à la raréfaction des données utilisateurs, disposer de 25 000 volontaires représentatifs qui partagent toute leur activité digitale permettait d’apporter des réponses au marché.
    Dans ce cas, l’innovation a consisté à synthétiser 20 ans d’expériences a priori incompatibles.

    Innover, c’est aussi capitaliser.

    En conclusion, innover, c’est avoir des idées et savoir les réaliser (merci Nico et les ingés !).
    Rien de plus excitant, de plus motivant, de plus dur.
    Rien de plus aléatoire, aussi. Ça ne marche pas toujours. Techniquement, commercialement. Les risques sont partout et les chances de succès sont très faibles.

    Car innover, c’est aussi et surtout, avoir le droit de se planter !

    Donc, votez pour un entrepreneur de l’innovation tech !